Chercheur en blouse blanche dans un laboratoire lumineux moderne, expression de concentration et de détermination, atmosphère de progrès scientifique
Santé & Recherche

Pourquoi la recherche médicale a besoin de VOUS (et ce que votre soutien vous coûte vraiment)

Équipe Geste Positif

En France, des milliers de chercheurs travaillent chaque jour à comprendre, ralentir ou guérir des maladies qui touchent des millions de personnes. Cancers, maladies rares, troubles neurodégénératifs, maladies des yeux : la recherche médicale avance. Mais elle avance souvent moins vite qu’elle ne pourrait, parce qu’une partie de son financement reste fragile, discontinue, ou simplement absente.

L’idée que « c’est à l’État de payer » est compréhensible. Elle est aussi incomplète. La réalité du financement de la recherche médicale en France est plus nuancée : l’État joue un rôle fondamental dans certains domaines, mais des zones entières restent sous-financées. C’est précisément là qu’intervient la solidarité du grand public, et c’est là que votre soutien fait une différence mesurable.

Ce que vous apprendrez dans cet article : comment fonctionne réellement le financement de la recherche, ce que le don du grand public change concrètement, et ce que votre engagement vous coûte vraiment après déduction fiscale.

L’État finance la recherche… mais pas tout

L’État français consacre chaque année des milliards d’euros à la recherche scientifique, via des institutions comme l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ou l’Agence nationale de la recherche (ANR). Ces structures financent des projets fondamentaux, des équipes universitaires, des infrastructures de recherche sur le long terme. C’est indispensable, et c’est considérable.

Mais ce financement public a ses angles morts.

Les maladies rares peinent à attirer des budgets publics à la hauteur des besoins : elles touchent chacune peu de personnes, ce qui rend les études cliniques longues et difficiles à mener. Résultat : sans soutien associatif significatif, beaucoup de ces pathologies resteraient sans chercheurs dédiés. C’est ce qui explique l’importance des grandes collectes de dons dans ce domaine : des maladies qui, sans la solidarité collective, resteraient sans réponse thérapeutique.

Plus largement, le passage d’une découverte en laboratoire à un traitement accessible aux patients est un processus long. Cette étape de mise en pratique est régulièrement co-financée par des fondations et des associations, parce que les financements publics ne couvrent pas tout le chemin entre l’idée et le médicament qui arrive jusqu’au patient.

Ce que le financement du grand public a rendu possible

Chercheur et patient en discussion dans un couloir d'hôpital lumineux, posture d'écoute et de confiance mutuelle, atmosphère d'espoir et de progrès

La solidarité du grand public n’est pas un complément marginal à la recherche médicale. Dans certains domaines, elle en est le moteur.

La lutte contre le cancer en est l’exemple le plus documenté : en France, plusieurs dizaines de millions d’euros issus de la générosité du grand public sont consacrés chaque année à des projets de recherche oncologique (essais cliniques, recherche fondamentale sur les mécanismes tumoraux, oncologie pédiatrique). Ces financements couvrent l’ensemble des disciplines aux côtés des budgets publics (recherche fondamentale, essais cliniques, recherche translationnelle), là où les seuls mécanismes publics ne suffisent pas.

La recherche sur les maladies de la rétine illustre un autre versant : la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de malvoyance après 60 ans en France. Des associations spécialisées dans le handicap visuel financent chaque année plusieurs projets de recherche sur les grandes pathologies de la vue (DMLA, rétinite pigmentaire, glaucome, rétinopathie diabétique), en partenariat avec les plus grands organismes scientifiques français. Ce sont plusieurs millions d’euros investis chaque année dans des programmes de recherche que les seuls financements publics ne couvriraient pas entièrement. Source : association spécialisée dans le financement de la recherche sur le handicap visuel, 2026

Des centaines de millions d’euros issus de la générosité du grand public financent chaque année directement des projets de recherche médicale que les budgets publics ne couvrent pas seuls. Source : Fondation de France, La générosité des Français, édition 2024

Ce financement va là où les besoins sont réels mais les ressources insuffisantes : maladies orphelines, recherche en oncologie pédiatrique, études sur des pathologies chroniques invalidantes. Pas là où c’est rentable : là où c’est nécessaire.

Ce que votre soutien vous coûte vraiment

Voici une réalité fiscale que beaucoup ignorent : un don à une association habilitée n’a pas le coût que l’on croit.

La règle générale : 66 %

Pour la grande majorité des associations reconnues d’intérêt général, 66 % du montant de votre don est déductible de votre impôt sur le revenu. Concrètement : si vous donnez 20 € par mois (soit 240 € sur l’année), vous déduisez 158 € de vos impôts. Votre don vous revient en réalité à moins de 7 euros par mois après la déduction fiscale. Source : Direction générale des Finances publiques (DGFiP), dispositif fiscal en vigueur

Le reçu fiscal : une démarche simple

Après chaque don, l’association vous adresse un reçu fiscal (formulaire Cerfa n° 11580). Ce document est à conserver soigneusement : vous n’avez pas à le joindre à votre déclaration de revenus, mais l’administration fiscale peut vous le demander en cas de contrôle. Pour les dons effectués en ligne, il vous est généralement envoyé par e-mail dans les semaines suivant votre geste.

Ce que cela finance concrètement : des heures de travail en laboratoire, des réactifs pour une série d’analyses, l’accès à un équipement partagé entre chercheurs, une contribution à la bourse d’un jeune chercheur sur un projet de maladies rares. Ces gestes individuels, mis bout à bout, constituent une masse critique que les associations transforment en projets structurés, suivis, évalués.

L’impact se mesure en publications scientifiques, en essais cliniques lancés, en traitements qui arrivent jusqu’aux patients, et en vies qui changent de trajectoire.

Les réponses complètes aux questions fiscales les plus fréquentes sont disponibles dans la FAQ de la Solidarité (voir ci-dessous).

Questions fréquentes

Les réponses complètes sont disponibles dans la FAQ de la Solidarité (rubrique transversale du site). Chaque question renvoie vers l’article de fond correspondant.

Quels sont les labels et contrôles qui garantissent la bonne gestion d’une association ?

Réponse complète dans la FAQ de la Solidarité

Quelle est la différence entre un don ponctuel et un don mensuel ?

Réponse complète dans la FAQ de la Solidarité

Reçu fiscal : quand et comment le reçoit-on après un don ?

Réponse complète dans la FAQ de la Solidarité

Pour aller plus loin

Don, bénévolat de compétences, mécénat : plusieurs façons existent pour soutenir concrètement la recherche médicale. Notre guide gratuit Argent, Temps, Voix vous aide à choisir la vôtre.

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